Quand tout va mal (Habs)

Une atmosphère désagréable s’est installée lors de la dernière semaine épouvantable des Canadiens de Montréal. Ayant subit trois défaites consécutives contre les Sharks de San Jose, les Kings de Los Angeles et la meilleure équipe de la ligue nationale les Stars de Dallas, une frustration très évidente envahi le camp du CH. Leur record des dix dernières rencontres est de 2-7-1, ce qui fait de la troupe de Michel Therrien la pire équipe à  cet égard. Même les Blue Jackets de Columbus, la pire formation dans le circuit Bettmann avec 29 points en 35 parties, ont un meilleur rendement lors de leurs dix derniers matchs (3-4-3), alors il est évident qu’il n’y a absolument rien qui ne fonctionne chez le Canadien.

Sans prenant en compte les lacunes défensives et des performances moyennes de la part des gardiens Mike Condon et Dustin Tokarski jusqu’ici, c’est à  l’attaque que la source du problème se retrouve. Hier soir contre les Stars, seuls la recrue Daniel Carr, rappelé des Ice Caps de St. Jonh’s et Paul Byron, réclamé au ballotage au début de la saison par le directeur général Marc Bergevin, ont réussi à  faire scintiller la lumière rouge. Carr a compté durant l’avantage numérique, et Byron a réussi à  déjouer Antti Niemi en infériorité. D’ailleurs, ce sont les seuls points positifs à  retenir du match d’hier.

Sinon, une équipe comme celle des Canadiens qui a connu ô du succès au début de la saison ne ressemble aucunement à  la formation élite à  battre dont les partisans et l’organisation se sont habitués. En fait, elle a plutôt l’air d’une équipe en manque de leadership qui a non seulement perdue son identité, mais qui n’est tout simplement pas si bonne que ça.

Ce n’est pas que le Tricolore joue continuellement du mauvais hockey. Il aurait mérité de meilleurs sorts lors de quelques parties qu’il a perdues, ayant nettement dominé son adversaire à  plusieurs reprises mais sans être en mesure de battre des gardiens de premier plan comme Jonathan Quick, Tuuka Rask, Cam Ward et Braden Holtby. Le problème c’est que dernièrement, il joue un style de jeu qui manque énormément d’inspiration et de volonté de gagner. Les gardiens adverses n’ont pas besoin d’être au sommet de leur forme- l’attaque du Canadien n’est tout simplement pas capable de marquer des buts.

Hier, P.K. Subban et Andrei Markov ont tous les deux étés envoyés au cachot deux fois. Sur trois de ces quatre punitions, c’était pour avoir retardé le match en envoyant la rondelle par-dessus la baie vitrée dans la zone défensive. En tout, l’équipe a écopée de huit pénalités mineures, et dites-vous que ce n’est absolument pas acceptable d’offrir à  la meilleure équipe de la LNH huit chances de marquer avec l’homme de surplus.

Pire encore, l’attaquant des Stars Jamie Benn a asséné une vilaine mise en échec au défenseur Jeff Petry, qui a dà» quitté le match en raison d’une blessure subie en conséquence.

Verrons-nous l’émergence de Jarred Tinordi? Nous ne savons toujours pas quand est-ce que Petry reviendra au jeu, et la tendance de l’organisation d'offrir des chances à  des jeunes plutôt que de faire une transaction nécessaire pourra peut-être continuer; on a vu Mike McCarron jouer hier et Charles Hudon être cédé dans la LAH.

Je ne veux pas m’énoncer sur les énormes défis qu’attendent les Canadiens demain et mardi soir lorsqu’ils affronteront les Predators de Nashville et le Wild du Minnesota. Ce sont deux excellentes équipes de l’ouest, et je crois sincèrement que la panique viendra s’installer au sein de l’organisation si le Tricolor ne réussi pas à  emporter ces deux matchs…

Bien honnêtement, je ne préfère pas entendre ce que Max Pacioretty dira aux journalistes si c’était le cas…

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