Le coeur de la Belle Province (NHL news)

La légende

Qu’on veuille l’admettre ou non, la langue française tient à cœur à la majorité des Québécois. Lorsque les Nordiques ont déménagé au Colorado en 1995 (et qu’ils ont gagné la coupe en 1996, hélas), le Québec s’est retrouvé avec une seule et unique équipe à encourager: celle du Bleu-Blanc-Rouge. Le Tricolore a certainement eu ses hauts et ses bas, mais en 2025, grâce à Kent Hughes, l’équipe est à nouveau une organisation digne de respect et d’admiration.


Quoique la langue maternelle de Hughes soit l’anglais, il a fait l’effort d’apprendre le français et le privilégie lors d’entrevues avec les médias francophones. Hughes comprend que les membres de l’organisation du Canadien se doivent d’être un reflet de la province qu’ils représentent.


Présentement, l’équipe est composée de nombreux joueurs francophones et on ne peut se le cacher, on aime ça. Inévitablement, certains diront que la langue n’est aucunement liée au talent des joueurs, qu’un directeur général ne peut se pencher sur ce critère lors du repêchage. Je suis d’accord. Mais on ne peut oublier qu’actuellement, le Québec a une seule équipe en qui croire, et que l'histoire des francophones au sein de l’équipe est riche. (On pense tout de suite à Richard, Lafleur, Béliveau, Carbonneau, Damphousse et Roy). Les Québécois sont un peuple fier et ils se donnent corps et âme pour appuyer les leurs. On ne peut ignorer ce fait.


Quiconque occupe le poste de directeur général des Canadiens se doit de respecter cette réalité, cette tradition. Oui, objectivement, ceux qui crient tout haut et tout fort de sélectionner les meilleurs joueurs, les meilleurs entraîneurs, les meilleurs gestionnaires ont raison. Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Et du coeur, les Québécois en ont. 


Les quatre dernières saisons des Canadiens n’ont pas été faciles. Mais qui a toujours été présent, à tort et à travers?  Les fans québécois. Aucune autre équipe n’aurait pu survivre le classement du Tricolore; le soutien des fans se serait éventuellement dissipé. Mais pas au Québec, où la loyauté est toujours de mise.


À date, la stratégie de Hughes a été de recruter des joueurs francophones afin de bien représenter les Québécois au sein de l’équipe et ce, sans sacrifier le talent. Certains de ces joueurs étaient déjà avec le Canadien avant l’arrivée de Hughes, mais la liste est tout de même impressionnante:


Samuel Montembeault: gardien numéro un, Équipe Canada aux Olympiques en vue - Bécancour, Québec


Mike Matheson: un excellent défenseur de la ligue, patineur rapide, leader, joueur remarquable - Pointe-Claire, Québec


Alex Carrier: bel ajout à l’équipe, travaille fort, performe en désavantage numérique et lors de 5 contre 5, très fiable - Québec, Québec


Zachary Bolduc: potentiel de devenir un des meilleurs 6 attaquants de l’équipe, tenace - Trois-Rivières, Québec


Joe Veleno: avant défensif fiable, joueur de 3e ou 4e trio- Montréal, Québec


Sammy Blais: joueur robuste, pourrait jouer un rôle important au sein du 4e trio - Montmagny, Québec


L’équipe est dotée de nombreux joueurs francophones qui auront un grand impact sur la franchise. Je suis conscient que cette préoccupation ne fait pas l’unanimité, que la langue peut sembler une bagatelle pour certains, mais à mes yeux, il est primordial que les Québécois soient représentés au sein de l’équipe. Et n’oublions pas qu’on ne fait pas allusion à n’importe quelle équipe. Il s'agit bel et bien de l’équipe légendaire des Canadiens, l’équipe la plus décorée de la LNH, l’équipe qu’on aime tant, quoi!

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