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Je ne sais pas top comment fonctionne la mémoire, comment est-ce que les évènements dont on se rappelle sont sélectionnés ? Je sais cependant que l’un des moments charnières de mon enfance a été quand je suis allée voir un match de la ligne nationale pour la première fois. à‰tonnement, ce n’est pas mon père le fervent amateur de hockey qui m’avait amené au vieux Colisée de Québec pour l’occasion, non, j’y suis allée avec le club social des employés d’Hydro-Québec. à cette époque, mon oncle Donald travaillait pour la société d’état et il avait décidé de m’envoyer au match pour accompagner ma cousine.
J’ai parlé de cette journée à ma cousine il y a quelques mois et elle n’en a aucun souvenir, ça vient peut-être du fait qu’elle n’est vraiment pas fan de hockey, mais pour moi, cela reste l’une des plus belles journées de mon enfance. Entrer dans au Colisée pour la première fois, sentir l’odeur de la glace, des concessions, regarder Michel Goulet, Peter Stasny et la jeune recrue Joe Sakic s’échauffer sur le bord de la baie vitrée. Ce jour-là , une étincelle s’est produite en moi grâce à cette sortie organisée par mon oncle.
Mon enfance est parsemée de bons souvenirs en lien avec mon oncle, du plus loin que je me souvienne, il a toujours eu la même apparence, grand avec des cheveux blancs et un front dégarni, mais il avait une telle prestance, qu’il en imposait. Je me souviens de nombreux Noel trop festif dans ma famille ou les « mononcles » chauds étaient légion, mais pas mon oncle. Lui, il était toujours bien habillé et restait à la fois sobre et digne. Ce n'était pas lui qui lançait son jeu quand il perdait aux cartes...
Une année, alors que nous fêtions Noel à la cabane de la patinoire de Saint-Léon-de-Standon, il est arrivé en habit avec un « trench-coat » par-dessus. Quand ce fut le temps de la partie de hockey enfants contre adultes, il a pris place entre les poteaux des buts avec son trench-coat et s’est bien acquitté de sa tâche, lui qui n’avait pas levé le coude à outrance. Ce jour-là un surnom est né, sapé comme un pape, l’air digne entre les poteaux, il s’est vu affublé du surnom de Blake Carington (le personnage principal de la série télé Dynastie qui faisait fureur à l’époque) c’est vrai qu’il n’était pas sans rappeler le fameux magnat de la finance avec ses beaux habits.
Qu’est-ce que cela a à voir avec le CH me direz-vous ? Pas grand-chose je vous l’accorde, mais je me suis dit qu’après cinq ans de bons et loyaux services, vous pourriez m’indulger, le temps d’un blog pour que je rende hommage à celui qui, sans le savoir, à aider à allumer le feu sacré du hockey en moi. Un feu qui brà»le toujours et qui, jour après jour, me pousse à écrire sur les Canadiens, cette équipe qui nous passionne. Merci mononcle, j’espère que tu es mieux là ou tu es, tu es parti, mais je suis de ceux et celle qui ne t’oublierons jamais... repose en paix.
Au revoir mononcle, reposes-toi bien… pic.twitter.com/u5KwSpS8BM
— Karine Hains (@KarineHains) September 9, 2023
I don’t know how memory works; how does it choose which events to remember? I do know however, that one of the key moments of my childhood was the first time I went to see an NHL game. Surprisingly, it wasn’t my dad, a huge hockey fan, that took me to the old Colisée de Québec on that day to see the Nordiques take on the Canucks, no, I went with Hydro-Québec’s social club. Back then, my uncle worked for the state-owned enterprise, and he decided to send me to the game along with my cousin.
I spoke to my cousin about that day a few months back, and she has no recollection of it whatsoever. It might have something to do with the fact that she’s not a hockey fan, but for me, it remains one of the best days of my childhood. Walking into the Colisée, smelling the ice, the concessions, watching Michel Goulet, Peter Stastny and the young rookie Joe Sakic take warm-up right by the boards…That day, there was a spark inside of me thanks to the outing organized by my uncle. I’ve got loads of great memories of my uncle throughout my childhood, for as long as I can remember, he has always looked the same; tall with white hair and a bald forehead, but he had such poise that he was impressive. I remember plenty of Christmas parties at which there were so many drunk uncles, but not him. He was always well-dressed and dignified. He wasn't the one to throw his hand when he was losing at cards...
One year, as we were celebrating Christmas in the public hall Saint-Léon-de-Standon’s ice-rink, he arrived in his suit wearing a trench-coat on top. When the time came to play the kids vs adults hockey game, he got between the pipes and did a very good job, since he wasn’t drunk like so many of the other players. But on that day, a nickname was born, dressed as he was, looking dignified in goal, he was given the Blake Carrington (the main character of the hit TV show Dynasty) nickname, it made sense with his nice clothes and his hair, he did look like the wealthy tycoon.
What does that have to do with the Canadiens you ask? Not much, I’ll give you that, but I figure that after five years of good and faithful services, you could indulge me while I paid tribute to one of the people who, without knowing it, lit hockey’s sacred fire in me. A fire that’s still burning and which makes me write about the Canadiens, that team we’re so passionate about. Thanks « mononcle », I hope you’re in a better place now, you’re gone, but I’m not the only one who will never forget you…rest in peace.
Au revoir mononcle, reposes-toi bien… pic.twitter.com/u5KwSpS8BM
— Karine Hains (@KarineHains) September 9, 2023
